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Questions-réponses

118 questions sur le divorce en Martinique.

Tout ce qu'on nous demande, rangé par thème. Si votre question n'y est pas, posez-la : nous l'ajouterons.

La procédure, en pratique

Faut-il passer devant un juge pour divorcer ?

Non, plus depuis 2017 pour le divorce par consentement mutuel. La convention signée par les deux époux et leurs deux avocats est déposée chez un notaire, qui l'enregistre. C'est ce dépôt qui rend le divorce définitif. Le juge ne réapparaît que si l'accord n'existe pas, ou si un enfant mineur demande à être entendu.

Combien de temps prend un divorce à l'amiable ?

Quatre semaines au plus court, six en moyenne. Sur ce délai, quinze jours sont incompressibles : c'est le temps de réflexion imposé entre la réception de la convention et sa signature.

Peut-on divorcer en une semaine ?

Non. Les quinze jours de réflexion sont d'ordre public : signer avant rend la convention nulle. Toute promesse de divorce en quelques jours est un mensonge commercial.

Que se passe-t-il exactement pendant les quinze jours ?

Chaque avocat envoie la convention à son client en recommandé avec accusé de réception. Le délai court à partir de cette réception. Pendant ce temps, vous relisez, vous posez vos questions, et vous pouvez encore tout arrêter.

Qui envoie la convention en recommandé ?

Votre avocat, à vous, et l'avocat de votre conjoint au sien. Ce n'est pas une formalité : la date de réception fait courir le délai légal.

Peut-on renoncer aux quinze jours ?

Non, ni d'un commun accord ni sur demande. C'est la protection principale du divorce sans juge.

Où se signe la convention ?

Sur votre île — Martinique ou Guadeloupe —, en présence des quatre personnes en même temps : les deux époux et les deux avocats. C'est le seul déplacement obligatoire de toute la procédure.

Que devient la convention après la signature ?

Elle est transmise à un notaire, qui la dépose au rang de ses minutes dans les quinze jours. Ce dépôt lui donne date certaine et force exécutoire.

Le divorce est définitif à quel moment ?

Au dépôt de la convention chez le notaire. Ensuite seulement, la mention du divorce est portée en marge des actes d'état civil.

Combien de temps pour que ce soit inscrit sur mon acte de naissance ?

Comptez quelques semaines après le dépôt. C'est une formalité administrative dont nous nous chargeons ; tant qu'elle n'est pas faite, vous êtes divorcé mais votre acte ne le montre pas encore.

Peut-on divorcer si l'un des deux vit hors des Antilles ?

Oui. Les échanges et les rendez-vous se font en visio ; seule la signature demande sa présence sur place. Certaines situations internationales demandent une vérification préalable.

Peut-on tout faire à distance, y compris la signature ?

Non. La signature de la convention se fait en présence physique des quatre personnes. Tout le reste peut se faire à distance.

Peut-on changer d'avis après avoir signé ?

Non. Après la signature et le dépôt chez le notaire, le divorce est acquis. Avant la signature, chacun peut arrêter sans avoir à se justifier.

Que se passe-t-il si l'un des deux ne vient pas signer ?

Il n'y a pas de divorce amiable. Le dossier bascule alors vers une procédure contentieuse, devant le juge aux affaires familiales.

Faut-il être séparés pour divorcer à l'amiable ?

Non. Vous pouvez encore vivre sous le même toit. La séparation de fait n'est exigée que pour le divorce contentieux pour altération définitive du lien conjugal.

Combien de temps faut-il être marié pour pouvoir divorcer ?

Aucune durée minimale n'est exigée pour le divorce par consentement mutuel.

Les avocats

Pourquoi faut-il deux avocats ?

Depuis le 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel se fait sans juge. En contrepartie, chaque époux doit avoir son propre avocat, et les deux doivent exercer dans des cabinets différents. C'est ce qui garantit que personne ne signe un texte déséquilibré.

Peut-on prendre un seul avocat pour deux ?

Non. Une convention signée avec un avocat unique n'est pas valable : le notaire refusera de l'enregistrer, et sans enregistrement il n'y a pas de divorce.

Deux avocats du même cabinet, ça compte ?

Non. La loi exige deux cabinets distincts, pas deux associés du même.

Est-ce que ça double le prix ?

Chaque époux paie son propre avocat, pas les deux. Le budget par personne reste comparable ; c'est le total du couple qui change.

Qui choisit les avocats ?

Vous. Nous vous en présentons deux, de cabinets différents du barreau de votre île, mais vous restez libre de prendre les vôtres.

L'avocat peut-il refuser mon dossier ?

Oui, notamment s'il estime que l'accord n'est pas réel ou que la convention serait déséquilibrée. C'est justement son rôle.

Que fait mon avocat exactement ?

Il vérifie que l'amiable est possible, chiffre la prestation compensatoire et la pension, relit le partage des biens, vous alerte sur ce que vous abandonnez, vous envoie la convention en recommandé et signe avec vous.

Comment sont facturés les honoraires ?

Directement par l'avocat à son client, avec une convention d'honoraires écrite remise avant tout paiement. C'est une obligation légale, pas une faveur.

Divorce Martinique encaisse-t-il les honoraires d'avocat ?

Jamais. Nous facturons uniquement nos frais de dossier et de coordination. Chaque avocat facture son client de son côté.

Puis-je changer d'avocat en cours de route ?

Oui, à tout moment. Cela retarde le dossier, mais c'est votre droit.

Mon avocat est-il tenu au secret ?

Oui, entièrement, y compris vis-à-vis de votre conjoint et de son avocat sur ce que vous lui confiez.

Faut-il un avocat sur place ou peut-il être en métropole ?

Il doit pouvoir être présent à la signature sur votre île. Un avocat métropolitain est possible mais complique le rendez-vous final.

L'argent

Combien coûte un divorce à l'amiable aux Antilles ?

Chez nous, 1 188 € par époux, soit 2 376 € pour le couple, payables en 12 mensualités de 99 € sans frais. Ce prix comprend l'avocat dédié, le dossier, la coordination, les rendez-vous, le dépôt chez le notaire et les frais d'enregistrement.

Y a-t-il des suppléments ?

Un seul cas : 400 € par époux s'il y a des enfants mineurs ou un bien immobilier commun. Il est annoncé avant toute signature, jamais découvert en route.

Pourquoi un supplément pour les enfants ?

Parce qu'il faut rédiger un calendrier de garde qui tienne, chiffrer et justifier la pension alimentaire, et gérer le formulaire d'information de l'enfant. C'est un travail réel, pas une ligne de plus.

Pourquoi un supplément pour un bien immobilier ?

Parce qu'un état liquidatif notarié devient obligatoire : qui garde quoi, à quelle valeur, avec quelle soulte. C'est un acte notarié complet.

Peut-on payer en plusieurs fois ?

Oui : en 12 mensualités sans frais, en 4 fois, ou en une fois. Chaque époux règle sa part de son côté.

Le paiement en douze fois coûte-t-il plus cher ?

Non, il est sans frais. 12 × 99 € = 1 188 €, exactement le prix comptant.

Que se passe-t-il si je ne peux plus payer une mensualité ?

On en parle avant l'incident, pas après : un report est presque toujours possible. Le dossier n'est pas arrêté pour une mensualité décalée.

Qui paie quoi entre les époux ?

Chacun paie sa part et son avocat. Rien n'oblige l'un à payer pour l'autre — mais rien ne l'interdit non plus si vous en décidez ainsi.

Combien coûte un divorce contentieux à côté ?

Il se compte en milliers d'euros par époux et en un à trois ans de procédure, avec des honoraires facturés au temps passé.

Qu'est-ce que les droits de partage ?

Un impôt dû au Trésor public lorsque vous partagez un patrimoine. Il se calcule sur l'actif net partagé et surprend souvent : il vaut mieux le faire chiffrer avant de signer.

Les frais de notaire, c'est combien ?

Le simple dépôt de la convention coûte quelques dizaines d'euros. C'est l'état liquidatif, en présence d'un bien immobilier, qui représente un vrai coût, tarifé sur la valeur du bien.

Ai-je droit à l'aide juridictionnelle ?

Peut-être : elle dépend de vos ressources et de votre situation familiale. Si vous y êtes éligible, l'État prend en charge tout ou partie des honoraires. Tous les avocats ne l'acceptent pas et les délais s'allongent, mais cela vaut la peine d'être vérifié — nous vous le dirons franchement.

La consultation visio est-elle remboursée ?

Elle n'est pas remboursée, mais elle est déduite du pack divorce si vous poursuivez avec nous.

Pourquoi payer une consultation alors que le premier rendez-vous est parfois gratuit ailleurs ?

Un rendez-vous gratuit est un rendez-vous commercial. Ici, vous payez trente minutes d'avocat qui vous répond sur votre situation, sans rien avoir à vous vendre.

Qu'est-ce que la prestation compensatoire ?

Une somme destinée à compenser la baisse de niveau de vie causée par le divorce à l'un des époux. Elle tient compte de la durée du mariage, de l'âge, de la santé, des carrières sacrifiées et du patrimoine de chacun.

Est-elle obligatoire ?

Non. Elle n'est due que s'il existe un déséquilibre réel. Beaucoup de conventions n'en prévoient aucune.

Sous quelle forme se paie-t-elle ?

En capital le plus souvent : une somme, un bien, ou l'abandon d'une part de bien. La rente est devenue l'exception.

Est-elle imposable ?

Le traitement fiscal dépend de la forme et du délai de versement. C'est un point à faire vérifier : une prestation versée en capital sous douze mois n'a pas le même régime qu'une rente.

Divorce et impôts : que se passe-t-il l'année du divorce ?

Vous passez d'une imposition commune à deux déclarations séparées. L'année du divorce, chacun déclare ses revenus propres pour l'année entière. Le nombre de parts change, souvent de façon défavorable : anticipez.

Et les allocations familiales ?

Elles suivent le parent chez qui les enfants ont leur résidence habituelle, ou peuvent être partagées en cas de résidence alternée. Il faut prévenir la CAF après le divorce.

Les enfants

Peut-on divorcer à l'amiable avec des enfants mineurs ?

Oui, à condition d'être d'accord sur la résidence, le calendrier de garde et la pension. Une seule exception vous renvoie devant le juge : si l'enfant demande à être entendu.

Qu'est-ce que le droit de l'enfant à être entendu ?

Chaque enfant mineur capable de discernement doit être informé, par un formulaire remis aux parents, qu'il peut demander à être entendu par un juge. S'il le demande, le divorce sans juge devient impossible.

À partir de quel âge un enfant est-il concerné ?

La loi ne fixe pas d'âge mais parle de discernement. En pratique, la question se pose dès que l'enfant comprend ce qu'on lui explique.

Faut-il demander à l'enfant chez qui il veut vivre ?

Non, et c'est même à éviter. Vous devez l'informer de son droit, pas le mettre en position d'arbitre entre ses parents.

Comment est fixée la pension alimentaire ?

Selon les ressources de chaque parent et les besoins de l'enfant. Le ministère de la Justice publie une table de référence indicative qui donne un ordre de grandeur et calme beaucoup de discussions.

La pension est-elle révisable ?

Oui, en cas de changement important : perte d'emploi, nouvelle naissance, déménagement, évolution des besoins de l'enfant. Elle est aussi indexée chaque année.

Jusqu'à quel âge la pension est-elle due ?

Pas jusqu'à 18 ans : jusqu'à ce que l'enfant soit autonome financièrement. Un enfant majeur étudiant y a toujours droit.

Que faire si la pension n'est pas payée ?

La convention enregistrée chez le notaire a force exécutoire : vous pouvez la faire exécuter. L'intermédiation financière par la CAF permet aussi de sécuriser le versement.

La résidence alternée est-elle possible ?

Oui, si les deux parents sont d'accord et si l'organisation le permet : deux logements adaptés, proches, et une scolarité compatible. En Martinique comme en Guadeloupe, la distance entre communes pèse lourd dans ce choix.

Faut-il quand même une pension en résidence alternée ?

Souvent oui, si les revenus des deux parents sont très différents. L'alternance ne supprime pas le déséquilibre.

Que doit contenir le calendrier de garde ?

Les week-ends, la répartition des vacances scolaires, Noël et le jour de l'An, le carnaval, les jours fériés, qui va chercher qui, où et à quelle heure. Un calendrier flou est un conflit programmé.

Peut-on modifier la garde après le divorce ?

Oui, d'un commun accord par une nouvelle convention, ou à défaut en saisissant le juge aux affaires familiales.

Un parent peut-il déménager en métropole avec l'enfant ?

Pas unilatéralement : l'autorité parentale est conjointe et un déménagement qui bouleverse le droit de visite doit être décidé à deux, ou tranché par le juge.

Faut-il une autorisation pour emmener l'enfant à l'étranger ?

Oui, l'autorisation de sortie du territoire est nécessaire quand l'enfant voyage sans ses parents. Et un désaccord entre parents peut donner lieu à une opposition à sortie du territoire.

Et les enfants majeurs ?

Ils ne sont pas concernés par la garde, mais la contribution à leur entretien reste due tant qu'ils ne sont pas autonomes. Elle figure dans la convention.

Qui garde le carnet de santé et les papiers ?

À préciser dans la convention, avec l'engagement de les transmettre. C'est le genre de détail qui évite des tensions inutiles.

Le logement et les biens

Faut-il vendre la maison pour divorcer ?

Non. Trois solutions existent : vendre et partager, l'un rachète la part de l'autre, ou vous restez en indivision avec une convention qui organise les choses.

Qu'est-ce que l'état liquidatif ?

Un acte notarié qui dit qui possède quoi, à quelle valeur, et ce que l'un doit éventuellement à l'autre. Il est obligatoire dès qu'il y a un bien immobilier commun, et il doit être fait avant la signature.

Qu'est-ce que le rachat de soulte ?

Celui qui garde le bien verse à l'autre la valeur de sa part. C'est la solution la plus fréquente quand l'un veut rester dans le logement.

Qu'est-ce que la désolidarisation du prêt ?

L'accord écrit de la banque libérant l'époux qui part de son engagement sur le crédit. Sans cet accord, il reste tenu au remboursement malgré le divorce : c'est l'erreur la plus coûteuse du divorce.

La banque peut-elle refuser ?

Oui, si celui qui reste n'a pas les revenus pour porter seul le crédit. Il faut donc l'interroger avant de décider quoi que ce soit, et par écrit.

Peut-on rester en indivision après le divorce ?

Oui, avec une convention d'indivision qui fixe qui occupe le bien, qui paie quoi et pour combien de temps. Mais nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision : l'un des deux pourra en demander la sortie.

Qu'est-ce que l'indemnité d'occupation ?

Si l'un reste seul dans le bien commun après la séparation, il peut devoir une indemnité à l'autre. À régler dans la convention, sinon cela ressurgit des années plus tard.

Qui garde le logement pendant la procédure ?

Dans un divorce amiable, vous en décidez ensemble. Rien ne s'impose tant que la convention n'est pas signée.

Et si nous sommes locataires ?

Le bail se règle dans la convention : qui reste, qui part, à partir de quand, et comment le bailleur en est informé. Quand les deux sont sur le bail, les deux restent tenus tant que rien n'est fait.

Qu'est-ce que le régime matrimonial change ?

Tout. Il détermine ce qui est commun et ce qui ne l'est pas. Sans contrat, vous êtes en communauté réduite aux acquêts : ce qui a été acquis pendant le mariage est commun.

Un bien acheté avant le mariage est-il partagé ?

Non, il reste propre à celui qui l'a acheté. De même pour un bien reçu par donation ou par succession, même pendant le mariage.

J'ai apporté de l'argent personnel dans la maison, puis-je le récupérer ?

Oui, par le mécanisme des récompenses — à condition de pouvoir le prouver. Sortez les relevés, les actes de donation, les preuves de virement.

Et si j'ai remboursé seul le crédit pendant des années ?

Même logique : ce qui a été payé par un seul se compte au moment du partage, sur preuve.

Comment évaluer le bien si nous ne sommes pas d'accord ?

Faites-le estimer par deux professionnels, agence ou notaire, et retenez la moyenne. C'est la solution qui débloque le plus de dossiers.

Que deviennent les comptes bancaires ?

Le compte joint doit être clôturé ou transformé. Chacun récupère ses comptes personnels. Le partage de l'épargne commune figure dans la convention.

Et l'entreprise, le fonds de commerce ?

Ils font partie du patrimoine à évaluer. C'est un dossier plus lourd, qui demande souvent l'intervention d'un expert-comptable en plus du notaire.

Que deviennent les dettes communes ?

Elles se partagent comme les biens. Un crédit à la consommation souscrit pendant le mariage engage souvent les deux, même si un seul l'a signé.

Et l'assurance-vie ?

Elle dépend de son origine et de sa date de souscription. Pensez surtout à changer le bénéficiaire après le divorce : beaucoup l'oublient.

Situations particulières

Mon conjoint refuse de divorcer, que faire ?

Le divorce amiable est impossible, mais vous n'êtes pas bloqué : le divorce pour altération définitive du lien conjugal peut être demandé par un seul époux après un an de séparation.

Mon conjoint ne répond plus, a disparu.

Le divorce amiable ne peut pas se faire : il faut une procédure contentieuse, avec assignation. Ce n'est pas notre métier, et nous vous le dirons tout de suite.

Il y a eu des violences. Le divorce amiable est-il possible ?

Non, et il ne doit pas l'être. L'amiable suppose deux personnes en position d'égalité pour négocier. En cas de violences, il faut une procédure protectrice, avec des mesures d'urgence. Adressez-vous à un avocat ou au 3919.

Nous sommes d'accord sur tout sauf un point. Est-ce grave ?

Cela suffit à empêcher l'amiable en l'état — mais la plupart de ces blocages se règlent en une conversation avec un avocat, parce qu'ils viennent d'un malentendu sur ce que la loi prévoit.

Nous ne nous parlons plus du tout.

Ce n'est pas un obstacle. Chacun parle à son avocat, les avocats se parlent entre eux. Beaucoup de divorces amiables se font sans que les époux ne se revoient avant la signature.

Mon conjoint est en métropole.

Aucun problème : rendez-vous en visio, et présence uniquement pour la signature.

Mon conjoint est étranger, ou nous nous sommes mariés à l'étranger.

C'est possible mais cela demande une vérification préalable : quelle loi s'applique, quel tribunal serait compétent, comment le divorce sera reconnu dans l'autre pays. La consultation visio sert exactement à ça.

Nous sommes séparés depuis dix ans, est-ce plus simple ?

Souvent oui : les questions de logement et de vie quotidienne sont déjà réglées. Attention toutefois, les biens acquis depuis la séparation peuvent encore être communs selon le régime matrimonial.

Nous n'étions pas mariés, juste pacsés.

Il n'y a pas de divorce : la dissolution d'un PACS est une simple déclaration. En revanche, le partage des biens et la question des enfants restent à régler, et cela peut se faire par convention.

Nous vivions en concubinage.

Aucune procédure de divorce n'existe. Restent le partage des biens indivis et, s'il y a des enfants, la fixation de la résidence et de la pension.

Qu'est-ce que la séparation de corps ?

Une procédure qui suspend l'obligation de vivre ensemble sans dissoudre le mariage. Elle est devenue rare, mais existe encore, souvent pour des raisons religieuses ou successorales.

Nous avons plus de 60 ans, cela change-t-il quelque chose ?

Sur la procédure, non. Sur le fond, oui : la prestation compensatoire pèse davantage après un long mariage, et la question de la pension de réversion devient centrale.

Que devient la pension de réversion après un divorce ?

Un ex-conjoint divorcé non remarié peut y avoir droit, au prorata des années de mariage, selon les régimes. C'est un point souvent ignoré et qui vaut cher.

Je suis fonctionnaire ou militaire, y a-t-il des particularités ?

Sur le divorce, non. Sur le logement de fonction, les mutations et la retraite, oui : signalez-le à votre avocat dès le début.

Nous sommes en surendettement.

Le divorce ne fait pas disparaître les dettes communes. Il faut les traiter dans la convention, et parfois articuler avec un dossier de surendettement en cours.

L'un de nous est sous tutelle ou curatelle.

Le divorce par consentement mutuel devant avocats est exclu pour la personne protégée. Il faut une procédure judiciaire adaptée.

Après le divorce

Quelles démarches après le divorce ?

Faire porter la mention en marge des actes d'état civil, prévenir la CAF, les impôts, la banque, la mutuelle, la caisse de retraite, l'employeur, l'assurance habitation, et mettre à jour les bénéficiaires de vos contrats.

Puis-je garder le nom de mon ex-conjoint ?

Le nom d'usage disparaît en principe avec le divorce, sauf accord de l'autre ou autorisation du juge, notamment si un intérêt professionnel ou familial le justifie. Cela se règle dans la convention.

Quand puis-je me remarier ?

Dès que le divorce est définitif, c'est-à-dire dès le dépôt de la convention chez le notaire. Il n'y a plus de délai de viduité.

Peut-on modifier la convention plus tard ?

Oui pour ce qui concerne les enfants et la pension, par une nouvelle convention ou devant le juge. Le partage des biens, lui, est bien plus difficile à rouvrir : c'est pour cela qu'il faut le lire attentivement avant de signer.

Que se passe-t-il si mon ex ne respecte pas la convention ?

La convention déposée chez le notaire a force exécutoire : elle s'exécute comme un jugement, au besoin par huissier.

Faut-il informer la CAF ?

Oui, rapidement : les prestations dépendent de la composition du foyer et une régularisation tardive se solde par un trop-perçu à rembourser.

Et la mutuelle ?

L'ex-conjoint n'est plus ayant droit. Il faut le signaler et souscrire sa propre couverture.

Puis-je récupérer mes documents et affaires personnelles ?

Oui, et il vaut mieux l'écrire dans la convention : liste, date, modalités. C'est le genre de détail qui évite un conflit inutile.

Divorce Martinique

Êtes-vous un cabinet d'avocats ?

Non. Nous sommes une société de services et de mise en relation. Nous organisons votre dossier et vous présentons deux avocats indépendants ainsi qu'un notaire. Nous ne donnons aucune consultation juridique.

Que faites-vous exactement, alors ?

Tout ce qui n'est pas l'acte d'avocat : le questionnaire, la liste des pièces, les relances, la mise en relation, la prise de rendez-vous, la coordination entre les deux avocats et le notaire, et le suivi jusqu'à l'enregistrement.

Pourquoi passer par vous plutôt que d'appeler un avocat directement ?

Parce qu'il vous en faut deux, de cabinets différents, qu'il faut les coordonner, réunir les pièces, tenir les délais et gérer le notaire. C'est ce travail-là qui fait traîner les dossiers, et c'est celui que nous prenons en charge.

Prenez-vous un pourcentage sur les honoraires d'avocat ?

Non, jamais. C'est interdit et nous ne le faisons pas. Chaque avocat facture directement son client avec sa propre convention d'honoraires ; nous facturons uniquement nos frais de dossier et de coordination.

Où êtes-vous installés ?

Notre équipe est à Fort-de-France, en Martinique, et nous couvrons également la Guadeloupe. Nos avocats partenaires sont inscrits au barreau de votre île.

Avez-vous des avis clients ?

Pas encore : nous ouvrons. Nous ne publierons que des avis réels, demandés à chaque client à la fin de son dossier. Nous n'en écrirons aucun nous-mêmes.

Que se passe-t-il si mon dossier n'est pas éligible à l'amiable ?

Nous vous le disons tout de suite et vous ne payez pas le pack. Nous ne lançons pas un dossier qui ne peut pas aboutir.

Mes informations restent-elles confidentielles ?

Oui. Votre demande n'est vue que par notre équipe et par l'avocat qui vous est présenté, lui-même tenu au secret professionnel. Rien n'est revendu.

Intervenez-vous en Guadeloupe ?

Oui. Le service est identique : mêmes prix, mêmes délais, deux avocats inscrits au barreau de Guadeloupe, et la signature se fait sur place. Seule différence pratique : les rendez-vous physiques se tiennent en Guadeloupe, pas à Fort-de-France.

Et à Marie-Galante, aux Saintes, à La Désirade ?

Oui également. Les échanges se font à distance et la signature s'organise sur l'île principale, en tenant compte des liaisons maritimes pour fixer la date.

Comment commence-t-on ?

Par le questionnaire en ligne, qui donne une réponse immédiate sur l'éligibilité et le prix, puis par la consultation visio si vous voulez parler à un avocat avant de vous engager.

Combien de temps avant d'être rappelé ?

Sous 48 h ouvrées, au créneau que vous avez indiqué.

Par où commencer

30 minutes avec un avocat, avant de décider quoi que ce soit.

4 × 37 € sans frais, créneau sous 48 h, sans engagement, et déduite du pack si vous poursuivez.

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