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Désolidarisation du prêt : l'erreur la plus coûteuse du divorce

Vous êtes divorcé, vous avez quitté la maison, vous ne l'habitez plus. Et la banque continue de pouvoir vous réclamer les mensualités. C'est fréquent, et c'est évitable.

Mis à jour le 29 août 2026 · Divorce Martinique

Le divorce ne défait pas le crédit

La convention de divorce vous engage entre époux. Le contrat de prêt, lui, vous engage envers la banque, et elle n'y est pas partie. Tant qu'elle n'a pas donné son accord écrit, les deux emprunteurs restent tenus solidairement : si celui qui reste ne paie plus, elle se retourne contre l'autre. Même dix ans après.

La phrase à retenir : « Il a repris le crédit dans le divorce » ne vaut rien face à la banque. Seule compte la lettre de désolidarisation qu'elle signe.

Ce que la banque demande

  • Que celui qui garde le bien puisse porter seul le crédit : revenus, taux d'endettement, reste à vivre.
  • Souvent un apport ou une garantie complémentaire — caution, hypothèque.
  • Une nouvelle assurance emprunteur au nom d'un seul.
  • Parfois un rachat complet du prêt, aux conditions du marché du jour, ce qui peut changer la mensualité.

La bonne chronologie

  1. Interrogez la banque en premier, avant même de décider qui garde le bien. Par écrit, avec les revenus réels de celui qui resterait.
  2. Obtenez un accord de principe.
  3. Faites établir l'état liquidatif par le notaire, avec la soulte chiffrée.
  4. Signez la convention de divorce.
  5. Signez l'acte notarié et la désolidarisation, en général le même jour.

Si la banque refuse

  • Vendre et solder le crédit : la solution la plus nette.
  • Racheter le prêt ailleurs, au nom d'un seul, si un autre établissement accepte.
  • Rester en indivision le temps de trouver une issue, avec une convention écrite qui dit qui paie quoi en attendant.

Ce qu'il ne faut pas faire, c'est signer la convention en se disant qu'on verra plus tard. Plus tard, celui qui est parti n'a plus aucun moyen de pression.

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